Le mois de Mars de l'année 2020                                                                            Hilda, Ama, Marc, Clément, Anne-Marie, Frédéric, Mady, Élisabeth

Peut-être un jour, historiens, écrivains, philosophes et penseurs feront de ce temps une analyse crédible et pertinente en ce sens : «Un mal qui répand la terreur » (jean de la Fontaine)

Et que l’air, la terre, la mer, en souffrance déléguèrent pour remettre l’humanité face à sa santé. Priorité: accueillir tout ce qui nous est donné, gratuitement, gracieusement mais à charge de le cultiver et de le protéger.

La science nous a alerté en vain, les prophétesses d’aujourd’hui se sont levées, suivies de millions de jeunes soucieux de leur avenir.

Et pas grand-chose n’a changé !

Le danger est encore loin, pensait-on, même si beaucoup, sur la terre, les plus fragiles évidemment , on paye déjà les conséquences .

L’insouciance de l’abondance, du chacun pour soi, de la finance à  l’infini, ont fait fi de tous les cris de désespoir de la terre en souffrance !

Et boum !!!

Ce n’est pas de la vengeance, seuls, les hommes emploient cette arme-là. Il est temps il est grand temps.

Que le temps de confinement ramène les regards et les choix vers l’essentiel : admirer les beautés qui nous entourent.

Écouter les mélodieux chants d’oiseaux qui nous réveillent le matin.

Lire dans le regard des enfants qui nous interrogent et réclament seulement notre temps et notre amour.

Si nous savons tous profiter de cet intermède, de ce temps arrêté, pour réorienter nos vies et nos choix, l’amour aura gagné et nos enfants pourront espérer.                                                                                                                              Hilda  (mars 2020)

 

Il était une fois, l’Homme dans toute sa splendeur                          Et puis…       

Fort, malin, hautain prêt à tout à toute heure                                  Le ciel est bleu et les avions ont disparu sans laisser de traces

Rien ne peut l’arrêter, rien ne peut l’embêter                                   La route est libre, le calme s’installe, il y a de l’espace

Au diable les contraintes, vive la liberté                                             La pollution diminue, petites fleurs et bourgeons sont bien là

Son auto est plus grosse que celle de son voisin                              Les animaux gambadent, nature belle comme un camélia

Ses vacances sont prévues, mer, campagne ou bien plus loin.                                                                                                      
Et puis…                                                                                                  Et puis…

 Un petit machin, invisible est venu tout chambouler                    Les enfants jouent en famille, passe-temps et jeux nouveaux

Il passe partout sur la planète, sans vraiment se signaler              Les parents cherchent t leurs places, bureau ou fourneau

Tout est ébranlé, tout est repensé, tout est changé                       Travail non prioritaire, voyages et  autos au garage

La guerre s’est mise en mode d’attente                                            Tout est au calme, au repos pour tous les équipages

Les politiques s’arrêtent séance tenante                                          On comprend mieux solidarité

Les cours de bourse tombent à zéro                                                 On réalise enfin vulnérabilité   
Moins de crédits, moins d’impôts, taux à zéro                                Pauvres ou riches, totale égalité

                                                                                                                Éloignés, attristés surtout sans toussoter

                                                                                                                Ce petit machin a gagné, pas si sûr

                                                                                                                L’Homme surtout sera un peu plus mûr !    Clément   (mars 2020)

 Situation qui pourrait nous aider à vivre autrement.

Oui certainement mais car il y a un mais s’il vous plaît…

L’état va pouvoir payer par après, les dégâts faits aux commerçants. Comment feront-ils ?

Quel est le trou qu’ils vont créer ? Où est passé cet argent pendant les crises passées ?

Gardent-ils comme on dit une poire pour la soif ?

Bon, cela les regarde mais nous, pauvres petits pensionnés, nous supportons jour après jour notre petite incarcération, avec permission de promener dans la cour mais en faisant les courses.

Le printemps est là pour personne et pourtant le temps est superbe.

Nous entendons le chant des oiseaux, certains lisent ou apprennent de nouvelles matières.

Nous nous intéressons à ce que nous aimons vraiment.

Je pense à nos enfants qui sont parents et revivent temps plein avec leur nichée, c’est plein de cris de joie, de vrai rencontres.

On ouvre les crèches, on les referme, il y a du boulot dans les foyers mais pas de matériel à acheter.

Les files dans les grandes surfaces alimentaires sont de plus en plus longues mais le personnel reste zen chez nous.

Bravo à eux et à nos soignants si mal protégés.

Les aides à domicile ne sont plus le rayon de soleil de beaucoup de personnes.  Les blessures et les maladies plus difficiles à supporter.

C’est un ensemble de plus et de moins.

Nous apprenons à vivre autrement.

Nous apprenons la patience.

Les enfants et nous, communiquons via les réseaux sociaux, cela fait chaud au cœur.                              Ama   (Mars 2020)

 

   CORONA « virus » CORONA « virus » CORONA « virus »

Attention, attention, attention danger !

Il est partout invisible ! Restez chez vous ! Restez chez vous !

CONFINEMENT! CONFINEMENT !

Les grands-parents isolés esseulés. Tout est fermé, café, magasin, école, sport et loisirs suspendus, seule l’alimentation est ouverte et les supers  mais attention distance de sécurité : 1,50m, nombre de clients limité, on fait la file !

Notre vie change ! Notre liberté diminue et les décisions et informations sont contradictoires.

Et nous dans notre fauteuil  à 1,50m de distance évidement, qu’allons-nous faire ?

Des projets, ranger les papiers, les tiroirs, les armoires, les caves et le grenier ! Mais rien n’avance !

On téléphone à nos proches ! Vive internet Gsm !( Avant il semblait inutile ou accapareur, maintenant il rapproche).

Et le jour d’après! Dans un mois ou deux ou trois, comment allons-nous repartir ! Avec des files aux caisses, des moments de panique, du chacun pour soi , reprendre une production effrénée !

Alors on n’a rien compris !

Et si on essayait de changer nos habitudes et comprendre que les autres et leur santé sont capitales!

Alors on pourra dire : sortez de chez vous, apportez la joie aux autres!                                                    Marc  (Mars2020)

 

DANS QUEL MONDE VIVONS-NOUS?

Un monde partagé entre:

-la difficulté des malades, soignants,des personnes seules, des confinés dans les buildings en famille et tant d'autres mais aussi...

-des gens positifs tel que...

  HELLO! HOW ARE YOU ?

  JE SUIS LE TRADUCTEUR DE MONSIEUR TRUMP;

  N'ayez pas peur, tout ira bien!

 Même s'il y a quelques morts aux États Unis,

 j'ai envie de trinquer avec tous vous tous et regarder votre verre à moitié plein,

 c'est à dire TOUT CE QUI VA BIEN!

 Depuis le départ de ce confinement, c’est extraordinaire la créativité de tout un chacun:

 -à 20h,les buildings sont en fête et avec la musique à tue-tête, les gens applaudissent et dansent.

 Les réseaux sociaux y vont des plus astucieux:

 Les gens travaillent gratuitement afin de nous divertir et nous garder en bonne forme

 Grâce à Wattsap ou Messenger,les familles ou amis se regardent et se parlent.

 La solidarité fonctionne, on se préoccupe de ses voisins pour les courses...

 En Belgique un gouvernement s'est même reformé.

 Les hôtels remplissent leurs chambres de sans abris

 Les restaurants travaillent pour les démunis

 Les rues sont propres Super propres du jamais vu!

 Certains inventent des chansons, car ils aiment voir les gens heureux.

 Il fait calme, silencieux, plus de pollution.

 Nous retrouvons L’ESSENTIEL NOTRE ESSENTIEL

 QUEL CHANGEMENT DE VIE ET FAÇON DE VIVRE...

 POUR ÉVOLUER GRANDIR. UN MONDE MEILLEUR QUE L'ON ATTENDAIT

  LES EVENEMENTS ÉVOLUENT SANS CESSE L’ACTUALITÉ EST DÉJÀ DÉPASSÉE AUX ÉTATS UNIS

 ET CHEZ NOUS ÉGALEMENT;A NOUS DE NOUS ADAPTER ET ÉVOLUER

 CHANT: ça ira mieux demain; il faut profiter du jour qui vient....

 N'est-ce pas ce que vous vivez???

 

                                                                                                                             Anne-Marie (Mars 2020)

UNE INFECTION QUI POURRAIT NOUS AIDER.

 Que de bouleversements, une chose invisible et dévastatrice provoque le chaos de notre vie social.

 Mettre des obstacles au périple mondial d'un virus. Garder une distance de sécurité avec nos proches.

 Repli sur soi ou ouverture sur un monde solidaire basé sur la vie, ses renouveaux d'un printemps libéré du tumulte commercial.

 Vie active gérée par l'économique qui glisse vers l'action solidaire parfois discrète mais toujours humainement utile.

 Et si ce confinement est en réalité une ouverture vers la nature, notre famille, nos voisins, les personnes éloignées.

 Le monde économique et ses acteurs politiques ayant démontré toute son incapacité.

 Mettons des masques pour ne pas contaminer notre entourage du mal actuel, mais des masques perméables aux sourires.

 Perméable aux valeurs humaines de nos actes et déplacement qui nous mènent là où l’efficacité, voire l'efficience, soit au service de la nature, notre famille, nos voisins, les personnes éloignées.                                                                                                                                                                                                                                                                    Frédéric (Mars2020)

 

Une journée calme.

 « Antre – parenthèse »

 L’horloge s’arrête

 Point de trouble-fête

 Plane l’instant

 Miracle de l’oubli

 Pieds assis, bras ballants

 Volets fermés, pavillons clos

 Le corps se tasse abandonné

 Rêves ouatés petit bonheur

 Défense d’entrer …privé

 

                                                                                                             Mady (mars 2020)

La solidarité.

 Nous sommes tous concernés par un confinement forcé. La solidarité est partout (ou presque).

 Nous avons besoin des autres.

 En temps normal, nous compatissons aux malheurs près de chez nous, aux famines, aux guerres, aux migrations puis…on s’en lave les mains !

 Pourtant ce parasite meurtrier nous ouvre les yeux.

 Pourquoi ne pas continuer à faire de petits gestes gratuits autour de nous. Redonnons le sourire à ceux qui l’on perdu. Réfléchissons : l’avenir n’en sera que meilleur.           Mady (mars 2020)

                                                                                             

 Qui mieux que Brassens pour chanter la solidarité ?   Chanson pour l'Auvergnat     (proposé par Mady)

 

 Elle est à toi, cette chanson,

 Toi, l'Auvergnat, qui sans façon,

 M'as donné quatre bouts de bois

 Quand, dans ma vie, il faisait froid,

 Toi qui m'as donné du feu quand

 Les croquantes et les croquants,

 Tous les gens bien intentionnés,

 M'avaient fermé la porte au nez...

 Ce n'était rien qu'un feu de bois,

 Mais il m'avait chauffé le corps,

 Et dans mon âme il brûle encore

 A la manière' d'un feu de joie.

 

 Toi l'Auvergnat  quand tu mourras,

 Quand le croqu'-mort t'emportera,

 Qu'il te conduise, à travers ciel,

 Au Père éternel.

 

 

Le discours (burlesque) de la Reine.

 

Mars 1788, nous sommes à la basse-cour du Trianon en Ile de France, attenant au Château de Versailles. Ce jour-là toutes les poules ont été confinées d’urgence. On a réquisitionné les poulaillers, cages à lapins, et niches en tous genres. Les pauvrettes étaient  ahuries, scandalisées et prises de panique. Elles étaient toutes collées les unes sur les autres. Mais leur vie était en danger, il n’y avait pas d’autre choix.

Le soir, avant le couvre-feu, Toinette, la reine des poules s’est adressée à son peuple.

 « Mes biens chères poules et poulettes, mes petites sujettes et suffragettes. Certes, vos esprits limités ne peuvent comprendre la gravité de la situation. Mais notre général en chef  qui dirige la basse-cour, le Lapin Alfred a fait toutes les guerres et sait de quoi il parle. Le danger est à notre porte, la menace est imminente, c’est même historique, qu’il a dit.»

 

Les poules entassées dépassaient leurs becs à travers le grillage pour ne pas rater une miette de l’allocution de leur reine. Malgré leur peur, elles se donnaient des coups de pattes par dessous. Leurs crêtes, plus rouges que d’habitude, claquaient de colère et d’indignation.

 « Vous ne pouvez pas sortir, mais juste un peu quand même. Le confinement va durer quelques semaines ou quelques mois, on en saura plus demain. Après, ce sera encore plus difficile ou pas, mais le grain sera rationné. » Les volatiles eurent le cou tendu  et le bec ouvert de perplexité.

 «  Cependant, le général Alfred a dit qu’il avait la situation en main. » L’auditoire poussa un gros caquet de soulagement.

 « Prenez votre mal en patience, soyez imaginatives, inventez des nouveaux contacts. Mais surtout, n’entrez pas en contact, le danger peut venir de vos proches. » De nos proches, mais alors quoi ? Elles se firent minuscules pour ne pas toucher les plumes de leurs voisines.

  « Et je vous parlerai chaque soir avant le couvre-feu, pour faire le point. »

 

Toutes les poules se figèrent, stupéfaites. Vraiment, leurs cervelles étaient trop petites pour assimiler ces propos. Ah ! Si elles avaient eu un QI plus développé !

 Le lendemain à 20h, elles se mirent à faire un tapage à réveiller tous les animaux sauvages qui coulaient des jours tranquilles dans les bois alentour. Et la Reine Toinette prononça son allocution tant attendue. Mais ce fut le même discours que la veille et le rituel se répéta de soir en soir. Décidément, les poulettes confinées ne comprenaient rien. Mais peu à peu elles réalisèrent que le vieux général Alfred avait raison sur un point : ce moment était historique.

 

Certes, on était en 1788, près du château de Versailles et à la veille de grands chambardements.

 Elisabeth (mars 2020)

 

 

 

 

 

 

 


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