Le mois d'Avril de l'année 2020                                                                              Marc, Mady, Roger, Anne-Marie, AMA, Hilda, Clément, Françoise

Le confinement n’a pas changé ma vie !  Je me lève pas trop tôt! Je vais aux toilettes, je descends, je dis bonjour à ma femme, je prends mes médicaments,  une première tasse de café, une tartine,  je prends les autres médicaments et une deuxième tasse de café. Je donne à manger au chat, je lis mon journal.

 

Je me lave un peu et je m’habille, je fais les jeux du journal, lis mes messages sur l’ordi ou je vais faire une course ,une demi heure à la boucherie,

20min au boulanger. Il est déjà 11,30 , l’heure de l’apéritif ( sans alcool) ,le dîner et la vaisselle, donner le dîner au chat.,

 

Déjà 14 h : heure de la sieste, le téléphone sonne, c ‘est un enfant, on n’ est jamais tranquille !

Re sieste, lecture ou promenade  dans le coin, 15,30h : goûter, aller sur l’ordi, écrire un texte pour AEI ! Lecture des derniers mails,

18h : souper du chat  et le notre ,vaisselle,  téléphone de l’un ou l’autre : pause pour le journal de19h ou19h15 journal de RTL et toutes ses mauvaises nouvelles ! Tiens on a un gouvernement de plein pouvoir! Après on regarde une série ou un film, déjà le dodo sans oublier qu’on se lave les mains 10 fois sur la journée  et 3x pipi , et la journée passe vite ! Vous avez dit confiné ! Quel stress !

Vivement demain pour la même journée ou à peu près...( demain je n’écris pas et je ne fais pas de courses, c’est dimanche !)

                                                                                                         Marc  (avril 2020)

 

 

Ave Caius Marcus

Confinerium obligere

Solidarium touti masques

Sante bellus fixum

Morabilis tuti quanti bene

Ecouteris pousserum capila

Espritum fumante

Bordelum cafarnaum

Ecritus deconnontus

Clementibus traductorum

In peto amigos bisum !!

 

                                                                                                                                               Mady (avril 2020)

 

 Discours du roi Philippe.

 Euh…mes chers compatriotes…heu…

 Sa majesté la reine.. heu… et moi

 Sommes confinés, heu… abandonnés par notre personnel. Sa majesté est aux fourneaux !

 Les princes font les courses et la vaisselle…heu…moi,  j’astique du matin au soir.

 Pour le linge, sa majesté nous oblige à retourner draps et caleçons.

 Nous dormons à poil ! heu…  c’est dramatique !

 Comme vous, mes chers compatriotes…on est dans la merde !!

 Dans l’adversité serons-nous les fesses…heu…les coudes, soyons tous solidaires.

 Mes chers compatriotes, chantons tous le vin (hic) la brabançonne nouvelle.

 « Oh… ô Belgique, attaquons tous le virus, masquons nous et restons tous chez nous,

 …nous ne pouvons plus nous embrasserééé 

 …nous voilà tous confinés

 la TV nous bombarde tous les jours de psy, de doc, de virologues

 chantons pour nous donner l’couraaage, pour nous aider à patienter.

 A nous la joie, la liberté ! A nous enfin d’la retrouver  eh eh eh !!! »

                                                                                                                                              Mady (avril 2020)

 

Pièce en un acte  « Le passant »

L’action se passe à Malongué.

 Les personnages par ordre d’entrée en scène ;

Elle  -  Le passant  -  bouchon le chien  -  Prince Laurent  -  La foule  -  le chevalier  -  l’ami.

 

Elle :  Bonjou missié l’passant

Le passant : (promène son chien)  j’ai déjà entendu ça quelque part !

Elle :  Vous et ben gé…

Le passant : c’est que je viens d’enterrer ma belle-mère

Elle (choquée) : oh oh ! Qu’avait-elle ?

Le passant  (devenu très grave): pas grand-chose, une table, une chaise, un lit en fer et quelques bibelots kitch…

Elle : vot mignon piti chien s’appel ?

Le passant : Bouchon

Elle (riant aux éclats) : c’est le piti nom de mon copain

Le passant : vous pouvez le caresser, il ne mord que ceux qui ne lui reviennent pas

Elle (s’exécute) :  au r’voir missié, bo journé

Le passant : au plaisir madame

Un peu plus loin, il se trouve nez à nez avec le prince Laurent. Il s’incline.

Et lui dit :  Comment allez-vous Mon Seigneur ?

Le prince Laurent : pas très bien je suis constipé

Le passant : pourquoi ne mettez-vous pas un suppositoire ?

Le prince : c’est impossible

Le passant (étonné) : pourquoi ?

Le prince : les voies du seigneur sont impénétrables

Le passant (s’inclinant) : au revoir Mon Seigneur !

Sur ce, Bouchon s’élance vers le prince et le mord violement à la cheville.

Le prince : maudit cleps ! 

Puis serrant les fesses, s’élance et se cache derrière un buisson.

Le passant attiré par un attroupement au milieu duquel, sur un cheval harassé, un homme hirsute à la barbichette et déguenillé, une vieille casserole sur la tête  et flanqué d’une énorme lance, déplie un parchemin et d’une voix caverneuse s’adresse à la foule.

Le chevalier : Manants, au nom de la chevalerie et avec ma fidèle Rossinante je suis chargé de rétablir l’ordre dans votre pays et de remettre sur le droit chemin le sieur Bart qui vous occasionne tant de soucis.

Fendant la foule, il se lance en avant et s’enfuit à toute allure.

Le passant (se retourne) : oh ! Quelle surprise que fais-tu ici Clément mon ami ?

L’ami : et toi Marc ?

Le passant : je vais au « Matongué », quand on boit 2 corona on a une mort subite gratuite ! Tu m’accompagnes ?

L’ami : bien sûr, avec joie.

Ils s’éloignent en chantant : « j’aime, j’aime la vie »

 

                                                                              « Renata n’importe quoi »   ou Mady (avril 2020)

 

 Un Révolté

 Je vois un coronavirus essayant de tuer tout le monde.

 Corona, d’où viens-tu ? Qui t’a envoyé ? Pourquoi cette haine ?

Les amoureux n’ont plus le droit de s’aimer.

Les personnes âgées ne voient que de loin leurs petits-enfants.

Les familles sont séparées et restent enfermées entre quatre murs.

Mais pourquoi es-tu venu ?

Le personnel des hôpitaux, des homes, même à domicile, ont peur de toi.

Tu détestes tout le monde et personne ne t’a rien fait !

Tu tues même les braves gens qui soignent et font leur possible pour sauver les autres.

 J’ai vu un couple marcher main dans la main se faire arrêter parce qu’ils s’aiment.

 Mais qui t’a envoyé ?

On en arrive même à accuser ceux qui reçoivent leurs amis, on les montre du doigt.

Honte à toi, Corona !

 Pour moi, tu n’es qu’un impuissant insatisfait.

Mais, on se vengera, on aura ta peau.

 Si tu as le temps, cher Corona, dis à celui qui t’a envoyé qu’il est un être lâche et cruel !

 Vivement ta disparition !

 

                                                                                                              Roger (avril 2020)

 

 

CHANT:QUI A EU CETTE IDEE FOLLE UN JOUR D'INVENTER C'VIRUS

 IL NOUS CHANGE NOTRE VIE ET TOUS NOS COMPORTEMENTS

 C'EST ..CE..SACRE CORONA A SACRE CORONA

 

 Sur une même note et parler:

Dis-nous corona, que veux-tu nous dire ?

Que faut-il changer, se regarder Soi

Changer de conscience Eh! Oui c'est ainsi

Sacré sacré sacré corona!

 

Oui, nous vivons un temps spécial de l'inédit...

Vivre des choses ...

…c'est apprendre, donc acceptons ce temps et suivons notre cœur

Oui, tout se construit sans arrêt, tout évolue:

Vivons donc l’ici et maintenant

Si tu es ouvert, l'univers te donne ce dont tu as besoin

Moi, j'admire la belle nature chaque jour, je téléphone,

Je bénéficie des beautés sur internet, je fais des masques,

J’applaudis et remercie chaque soir les courageux....

Pour garder le moral rester optimiste et garder mon énergie haute.

 

Oui l'humain a du cœur, il sait bouger vers ...le meilleur.

LA PATIENCE  LA BIENVEILLANCE  LA CONFIANCE  LA JOIE  LA GRATITUDE

SONT DE BIEN GRANDES QUALITÉS

Ouvre ton cœur et reçois ces belles qualités.

Chacun fait ce qu'il peut, accepter aussi ses hauts et ses bas

Ce que tu penses sera ton avenir, alors, crois au meilleur qui arrive pas à pas

Anne-Marie  (avril 2020)

 

 

  Moi et mes tourterelles.

Elles étaient six sur le toit de mes voisins, elles causaient de tout et de rien.

C’était le début du printemps...

Le lendemain elles étaient deux, se plaisaient elles ?

Le troisième jour une seule pépiait après l’autre,

C’est certain il y a de l’amour dans l’air.

Aujourd’hui, j’en trouve deux à nouveau, sur un arbre en fleurs…

Elles flirtaient ne vous déplaise, attendons la suite…

A l’avant et à l’arrière de ma maison, elles sont libres

Et se parlant, elles se moquent des humains...

…Prenant le soleil dans leur petit carré de jardin !

Je crois savoir où elles vont pondre leurs œufs.

C’est au sommet du toit de notre boulangerie,

Car il y a des traces sur le sol.

Oui en ce mois d’avril, je me veux légère comme ces tourterelles.

AMA avril 2020

 

Rue Aristide Dupont.

Je rêve qu’un jour, dans « peu » de temps

   Quand ne rôdera plus dans les rues

   Ce petit tueur inconnu, du joli non de Corona

   Qui ressemble à un mandala

Je rêve qu’un jour dans quelque temps

   On décroche tous ces glorieux panneaux,

   Affichant les noms de rue, rendant gloire souvent à ces gourmands de victoires,

   aux  noms prestigieux consignés dans les livres d’histoire.

   Et qu’on les remplace illico par des noms  d’anonymes victimes du Corona.

   Ceux qui ont rejoint l’au-delà,

   Mais aussi les noms de tous ceux qui, guerriers involontaires ont mené le combat contre le Corona.

   Gantés, masqués, engoncés dans leur tenue de combats,

   Elles et  ils ont veillé, soigné, ventilé et souvent capitulé devant un ennemi si petit mais redoutable.

   Après tout cela, après le combat, quand la terre aura retrouvé de quoi respirer.

Je rêve qu’un tout petit enfant, levant les yeux vers une plaque indiquant un nom de rue demande à sa maman : «  Qu’a donc fait monsieur Aristide Dupont pour honorer notre nation ? »

Et maman répondra : « Il est mort au champs d’horreur, horreur de toutes les erreurs des appétits sans fin de ceux qui sacrifiaient la terre, l’air, et la mer, pour asseoir leur soif de pouvoir et d’argent ».

« Tu vois petit », dira maman, « On n’achète pas la vie, elle est cadeau ».

 

Certains ne l’avaient pas compris.

Mais nous vivons des temps nouveaux…

ON PEUT RÊVER…

 

Hilda avril 2020

 

 

Drôle de Pâques, de semaine Sainte, de vacances de Printemps !

Un petit virus …contagieux et tout est arrêté : écoles, commerces (sauf Alimentation), cinéma église, construction !

Chômage partiel ou télé travail et quelques héros qui travaillent !

Les commerces ouverts sont réglementés : distanciation sociale 1M50, présence d’un désinfectant,  1client à la fois et écran plexi entre vendeur et client.

Dans les grandes surfaces alimentaires : 1 client par 10 m², 1,50m de distance, il y a des files partout ! On vient de rouvrir jardineries et bricos dans les mêmes conditions !

On parle de porter un masque en rue et dans les magasins !

(Mais il n’y en a pas assez, on encourage à le faire soi-même ! )

 

J’écris dans ma cour dans le calme, parfois on entend une tronçonneuse ou un karcher !

Et FINALEMENT … Si c’était ça la vie ! Avoir du temps sans courir  et du calme !

Mais difficile sans contacts familiaux !

 

Maintenant on parle dé-confinement ! Mais tout le monde a peur ! Ouvrir les écoles comment !

Les maternelles, primaires, secondaires ou supérieurs, certains parents et professeurs sont hésitants !

Les décisions sont parfois contradictoires ! Qui écouter !

L’après corona virus sera différent, le réussirons nous !

 

En attendant, lavez-vous les mains avec du savon, gardez vos distances  et restez chez vous !

Marc (Avril 2020)

 

 

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !                  (La tirade du nez, Cyrano de Bergerac)

On pourrait dire... sur le « Dé-confinement » 

Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
En variant le ton, par exemple, tenez:

 

Agressif: Moi, Monsieur, si j'avais un peu de temps,
il faudrait sur-le-champ qu’on démarre aussitôt

Et d’ailleurs fallait-il commencer ce foutu temps d’arrêt !

Amical: Mais il doit occuper votre esprit sans jamais s’arrêter !
Pour un peu de calme vous devriez tout d’abord vous coucher! 
Descriptif: C’est en fait très simple, phase 0 suivi de phase 1 et enfin suivi de phase2

C’est un temps assez long, on peut revenir de phase en phase,

Ce sera très long ! Que dis-je, très long !  Ce sera inimaginable! 
Curieux: Mais à quoi vous sert-il ce temps où tout va reprendre

À la finance, et surtout pour bosser ?

A la nature, et avant tout pour se promener ?
Gracieux: Aimez-vous à ce point les chiens, poissons, oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De passer tout ce temps  à partager ensemble boulot et même dodo? 
Truculent:  Ça, Monsieur, lorsque vous courrez après ce foutu temps,
Les odeurs de liberté vous sortent-elles du nez ?
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? 
Prévenant:  Gardez-vous, votre tête bien masquée
D’un ruban, écharpe ou foulard si bien confectionné

Et par ce nouveau poids, de tomber en avant sans jamais vous relever! 
Tendre:  Oh que c’est bien pensé, les enfants les premiers,

Auront chacun un petit mètre carré pour pouvoir étudier

Tout en laissant le prof dans une grande liberté !
Pédant: L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamelos
N’a droit à rien, pas de phase pour lui, juste la gamelle et un os ! 
Cavalier:  Quoi, I'ami, cette reprise devient bien à la mode ?
Sans oublier son chapeau, ses gants, manteau et couvre nez

Ce ne sera pas tout à fait très commode! 
Emphatique: Aucun vent, pluie, orage, brume ne pourront intervenir,
Juste ne pas t'enrhumer, ni tousser, ni pester

Et si on doit revenir en arrière, on le fera, ce qui est dit est dit !
Dramatique :  C'est un séisme, c’est un ouragan, une hystérie organisée ! 
Admiratif:  un message compliqué où personne ne s’y retrouve

Mais fait d’envolées, en toutes langues, quelle prouesse, les amis ! 
Lyrique:  Est-ce un nouveau monde, ou une nouvelle étape,

Est-ce un aller-retour, un grand saut pour tout oublier ou tout recommencer ?
Naïf:  Ce moment  tant attendu, quand donc le commencer ?
Respectueux: mais après vous, Monsieur, je vous en prie

Barbier, restaurateur ou même coiffeur, je vous laisse au départ,
et je viendrais après! 
Campagnard:  He, ardé ! C'est-y ben vrai ? Ou bien une rigolade ?
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! 
Militaire:  Pointez vos armes, épées et autres manches, on attaque dès maintenant !
Pratique:  Voulez-vous bien d’abord vous laver vos deux mains,

Et tant que vous y êtes, pourquoi pas les deux pieds ?

 

Assurément, Monsieur, ce sera l’événement! 
Enfin, sans en parler de trop mais surtout réfléchir :
Le voilà donc enfin cet instant bouleversant notre monde

En espérant surtout ne pas recommencer comme ce l’était avant,

Mais rien ne peut vraiment nous garantir cela

L’économie est là, en première ligne déjà

Oubliant aussitôt le social, la nature et l’espoir

Qu’un tout petit virus aurait pu rectifier

Si l’Homme réfléchissait avant de se masquer !

                                                                                                              Clément (Avril 2020)

 

Avons-nous perdu notre liberté ???

 

Et bien je pense qu’au fond de moi???? Réponse à la fin!!!

     Déjà bébé on ne te demande pas ce que tu veux,  l'allaitement au sein ou le biberon !!

On t’habille même si tu veux rester nu !!!

         Ensuite on te dit : « pas de pipi n'y de caca dans ta culotte »!!

On ne se gratte pas dans le nez!!!

   On t'oblige à dire bonjour, svp, merci, au revoir, de rien, pardon,  les mots magiques quoi de plus naturel!!!

On te recommande de regarder des 2 côtés de la rue avant de traverser !!!

       Puis on te dit : « ne parle pas et ne suis pas un inconnu, et ne monte pas dans sa voiture » !!!

Ensuite tu as l'âge de passer ton permis de conduire, bravo, obtenu !!

Et là ne roule pas trop vite, interdiction formelle de conduire si tu as bu ou si tu as pris de la drogue et ne fais jamais de délit de fuite!!!

     Ne jamais conduire si tu n’as pas d'assurance !!!

 

Enfin bref !!! Et maintenant on ne veut plus que tu sortes dans la rue…alors là, dis-moi ou est notre liberté ????

 

                                               Françoise  (avril 2020)

 

 

 

 


Télécharger
Si vous désirez obtenir le fichier complet - vous pouvez le télécharger
ECRITS-AVRIL.pdf
Document Adobe Acrobat 485.6 KB