Novembre et Décembre 2020...  Confinement!!!!


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C’est une histoire à dormir debout.

Mieux vaut tard que jamais, la nuit tous les chats sont gris,

sans l’aide du ciel, je me lance un défi :

remplir une page blanche !

Battons le fer tant qu’il est chaud, petit à petit l’oiseau fait son nid et si je fais chou blanc, à la saint Glin Glin ou quand les poules auront des dents, ou à la semaine des 4 jeudis, même s’il fait entre chien et loup, il vaut mieux un tu auras que deux tu n’auras pas.

Ouf ! je peux dormir sur mes deux oreilles !

Stop, attention !

Résistons, lâchons prise, sifflotons un petit air à travers le masque, l’air de rien, mains dans les poches, un vent de liberté souffle et nous rattrape, profitant de l’instant, donnons-nous de l’espoir.

Tout le monde il est beau !

Tout le monde il est gentil !

 

Mady – Novembre 2020 

 



     GARENCE... 

Garence, garonne...comment vous dites?

Garenne, garçonne gastéropode, Galice...

Oh! mais quel délice, La Galice.

C'est la dernière partie du chemin St Jacques de Compostelle  en Espagne.

Ah !ce chemin !!!

Mais nous sommes tous en chemin....,même sans marcher!!!

Oui, nous sommes tous arrêtés dans nos activités, même si nous sommes tristes et vivons des choses difficiles: ennui, décès dans les familles, l'hiver qui est là..brr.

Mais, nous avançons toujours puisque le temps passe tout seul.

Cette crise que nous vivons bouleverse nos vies, nos valeurs établies: déflation, déconstruction, déconditionnement...

Le changement continue vers un nouveau discernement. 

Cherchons la justesse avec clarté d'esprit en restant des OPTIMISTES confiants; dans la bonne humeur et la joie comme nous étions à notre retrouvaille de septembre.

Excusez-moi...je m'égare  ...et... pourquoi pas se perdre dans les mots, ils sont si beaux les mots, ils font vivre..., les chemins aussi.

Bonne route donc, dans l'Amour, la rencontre, le courage et...confiance à tous. 

Ah! oui, porte toi bien  GARENCE!

 

BONJOUR A TOUS...ANNE MARIE


Garance, me direz-vous était un prénom d’homme au temps de Molière mais l’héroïne de notre histoire a reçu ce brillant patronyme.

Elle va vivre sa vie et tout le long va expérimenter les chemins et ses propres désirs.

Garance est née comme tout le monde et cependant conçue et venue au monde dans un endroit reculé de l’Absurdie.

Dans la campagne de l’Absurdie, nouveau nom d’un ancien pays, la Gelbique. Garance était une fille de bonne famille, comme on le dit dans nos campagnes. Au fur et à mesure de sa vie, relativement calme, elle apprend les bonnes habitudes comme porter le masque dans les endroits peuplés, pousser toujours un caddie avant d’entrer dans un magasin de produits essentiels, respecter le couvre-feu un rien « guerrier », garder une distance respectable avec les autres habitants de l’Absurdie. Elle a dû se mettre aux nouveaux produits informatiques, les applications pour son téléphone, et tout cela pour commander des produits non essentiels, vérifier les « covids » et les « non covids » rencontrés, s’informer sur tout et sur rien, pour payer, pour parler ou s’entretenir avec d’autres, pour calculer, pour vérifier ses comptes, pour enclencher son frigo, pour voir sa tante ou son oncle d’un autre coin de l’Absurdie.

Et tout cela depuis deux vagues, pics, montées et descentes d’un virus venant d’ailleurs.

Garance sait que son prénom désignait auparavant une teinture provenant d’une plante assez rare, et est devenu la sainte patronne de plusieurs fleurs. De nature charmante, elle reste réservée mais très résistante devant les pressions. Elle aime réfléchir avant d’agir.

En en cette année 2020, dans son pays Absurdique, elle se dit que quelque chose ne fonctionnait pas très bien. Plus de sourires, plus de « bonjour », plus d’embrassades, une peur étrange a pris la place du simple plaisir.

Ce matin de novembre, le soleil brille, une belle clarté égaie le petit village.

Elle sort de sa maison, place une petite pancarte sur la porte avec la mention « absente pour la journée » et s’en va, le cœur content, vers le milieu du village et ensuite vers le bois tout proche. Elle se promène dans la forêt jusqu’à la rivière, rencontre un écureuil, un pic vert, et même une biche au loin. Deux rapaces survolent au-dessus d’elle. Elle s’assied sur une pierre plate, regarde, respire, ses yeux se promènent partout, la petite fourmi, le ver de terre, le scarabée,…tout est vu, admiré comme s’ils étaient nouveaux. Elle se sent heureuse.

En fin de journée, de retour à son village, elle est transformée. Elle va agir !

Elle enlève l’affichette qu’elle avait placé le matin, rentre chez elle, écrit sur une grande feuille blanche : « Garance, Bourgmestre de votre village, vous invite à une réunion des citoyens demain soir à 20h au petit café de la place, venez nombreux, c’est important !».

Tous les habitants du village sont là, petits et grands, le discours de Garance est court, prononcé comme une posologie, un remède, mais surtout comme un conseil amical : « Fréquentez les petits commerces de notre village, allez à l’école, et surtout sortez le plus souvent de chez vous, promenez-vous dans le village ou dans les alentours des villes, allez dans les parcs, dans les jardins, dans le bois tout proche, regardez autour de vous, admirez, respirez »

 

Comme par enchantement, au village perdu dans un coin de l’Absurdie, tout le monde avait retrouvé le sourire, on s’embrassait sur la place, on ne parlait plus de ce fameux virus puisqu’on avait trouvé un vrai remède, comme une sorte de vaccin,  accepté par tout le monde et conseillé par la Bourgmestre Garance.                                                                       Clément


Bienvenue en Absurdie

 

Garance est née comme tout le monde, dans un endroit appelé Stupidon.

Il est 6h75, Garance sort de son bain après avoir nagé avec ses poissons verts, ensuite elle se rase la barbe et la moustache avec une pince à spaghetti, boit deux verres de vin pour oublier ce qu’elle a oublié, ouvre la fenêtre et se trouve nez à nez avec une girafe qui lui fait un clin d’œil… ;

…Comme elle voit double, elle lui dit un grand « cou-cou » ; ensuite elle appelle son chien à tête de cochon, qui dort sur sa tête, les pattes sur les rotules : « Mamet, viens boire ton omlet ! ».  Celui-ci saute à pieds joints sur sa tête et lui parle en absturien, mange ses mots et vomit sur le plafond.  Après avoir douché celui-ci, elle le traite d’imbécile : « Quelle imbécillité de parler avec le groin plein ! » se dit-elle en elle-même.

Enjambant son manteau, elle monte à la cave et saute sur la girafe qui l’attend en bas.

Chemin faisant, ils sont arrêtés par un poulet déplumé, qui demande à Garance, son permis de conduire, elle lui tend un parchemin tout froissé, avalé le matin.  Tout en perdant son latin et ne connaissant pas sa langue maternelle, l’homme pousse un rire angoissé :

« Pardonnez-moi, Seigneur, je ne sais ce qu’ils font ! »

« Nous sommes tombés sur un saint zinzin. » dit la girafe.

« Où wallons-nous mu ptit finye ? »

« Je vais me marier ,(bis), au premier regard. »

« Cumin ? Oufti ! »… suite au prochain numéro.                             Mady


Sacrée Garance,

 

Elle était née dans un coin reculé d’Absurdie, c’était un très joli bébé. 

Ses parents l’avaient appelé Garance, car ils n’avaient aucune garantie qu’elle garderait un joli visage à long terme.  En effet, la maman avait les oreilles à la place des yeux et le papa avait la bouche au-dessus du nez.

Bref, ils étaient affreux.

A dix ans, Garance était une jolie petite blonde, il y avait évidemment bien sûr, d’autres enfants qui jouaient dans ce coin reculé, mais Garance ne les regardait pas, ils étaient très laids, aussi bien les filles que les garçons.

C’était garanti pour Garance, à 20 ans elle était une fille à la beauté à faire pâlir miss Absurdie ; en regardant ses yeux on ne se croyait pas dans ce monde absurde mais ailleurs.

Elle décida de quitter ces lieux où ses parents ont décidé de décéder et elle partit voir ailleurs, si elle trouverait un peu de bonheur.  Elle constata que partout, au nord comme au sud, d’est en ouest, tous les coins étaient perdus.

A trente ans, elle fit la connaissance d’un garçon du même âge et joli comme un cœur.

Il s’appelait « Hésitant ».

Garance n’avait aucune garantie qu’elle serait heureuse avec lui.

Hésitant passait toujours son temps à hésiter.  Il hésita tellement, que sans hésiter, Garance lui demanda : « Connaitre le bonheur avec toi, tu peux me le garantir ? »

Il hésita avant de répondre :  « heu .»

A ce moment-là Garance se transforma et devint aussi affreuse que ses parents.

Hésitant hésita de continuer à voyager et se transforma en un hideux sorcier avec 10 nez et 20 narines.

Roger


Garence ! Garence ! Garence ! Où es-tu, où es-tu ?

Ici, ici, ici Descends, descends vite engloutir ton pangolin à la crème , la charrette à bras est déjà là  ! 

 

- MAIS MAMAN IL EST 6H

- Ne crie pas comme ça et on est à l’heure de printemps !

-Mais on est en juin.

-Ne cherche pas, c’est les affaires des grands.

-Mais j’ai vingt-huit ans !

-C’est pas possible j’en ai 18 et je suis ta mère ! 

-Pas possible ! Pas possible.

-Pourquoi répètes tu tout deux fois ?

-Parce-que j’ai deux oreilles  et toi aussi !

-Mais moi j’entends mais je fais la sourde oreille

-Chipie on ne parle pas comme ça à sa génitrice.

-Mais tu es ma  mère et papa ou t’es  papa ou t’es !

-Laisse ton père  où il est !  N’oublie pas, notre pays, le royaume de java on danse la polka du roi !

-Le roi lion ? 

-Mais tu le fais exprès, bièsse, le roi Garence 27  et moi je suis Garence 28 -Youpie !  N’oublie pas je m’appelle Garence Delphine et maintenant je sais qui est mon père !

-Va-t’en, tu vas arriver en retard ! (A suivre)

 Garence 29 ! pardon Marc 1er


Garance est née dans un village de l’Absurdie, un très très petit village sur une très très petite montagne. Sa maison est en bois et ses parents travaillent dans la ferme. La petite garance grandit normalement mais c’est un village où il fait très froid l’hiver et en été il fait très chaud. Garance va à l’école comme tous les enfants du village et elle a des amies comme Théo, Danoise et Perla. Un jour, la prof demande de faire une chasse au trésor dans la forêt, par groupe de quatre personnes. Garance, Théo, Danoise et Perla sont ensembles pour trouver le trésor, partent dans la forêt avec une carte et une boussole données par leur prof. Ils ont toute la journée pour trouver le trésor. 

Après un petit moment de marche ils sont arrivés devant l’entrée de la forêt.

1ière étape : Qu’est-ce qui coule dans un sens et dans l’autre sens ?  Ils réfléchissent et tous les quatre disent : « C’est la rivière ! »  Tous ensembles ils partent vers la rivière.

Là, près de l’eau, sous une pierre, il trouve un papier avec la 2ième étape : Où se trouve  l’arbre le plus vieux de la foret ?  Ils réfléchissent et tous les quatre et disent : « Il est au fond de la forêt ! »

Ils repartent, fond une grande marche et arrivent devant un arbre très grand et très vieux.  Ils cherchent encore un papier en dessous d’une racine et trouvent ce papier qui est la 3ième  étape : Allez là où il fait noir et froid !  Ils réfléchissent tous les quatre et disent : « C’est une grotte ! »

Ils marchent un long moment et ils trouvent la grotte derrière un buisson. Ils voient une entrée toute sombre et il fait vraiment froid et noir. Ils prennent des lampes de poche données aussi par la prof et rentrent dans la grotte. Il y a dans le fond de la grotte des chauve-souris qui ont entendu du bruit, elles ouvrent de grands yeux et puis s’envolent dès qu’elles aperçoivent la lumière des lampes de poche.

Alors les quatre amies crient, baissent la tête, et les chauve-souris partent vers la sortie.

Les quatre amies continuent d’avancer dans la grotte pour arriver dans un grand trou où il est possible de voir des stalactites de toutes les couleurs autour d’un petit lac. Tout autour, des drôle de végétaux et au bout du lac une petite montagne. Ils vont vers là et trouvent le coffre.  Alors, ils l’ouvrent et dedans découvrent des perles de chocolat d’une grande rareté.  Ils sautent de joie. Ils ont trouvé, ils ont gagné ! C’est génial !

Il faut sortir de la grotte, avec le coffre au trésor dans les bras, et après une longue marche ils découvrent la lumière du soleil. Ils sont sortis et peuvent s’asseoir sur un rocher et poser le coffre.

Ils sifflent avec le sifflet donné par le prof pour annoncer qu’ils ont trouvé le trésor.

Garance, Théo, Danoise et Perla sont arrivés…. C’est la fin de leur histoire, c’est génial !

 

Et après, peut-être un autre moment de la vie de Garance      ….à suivre…..                   SERA


Marc et Garence : la suite ! 

(résumé de la première partie) Garence a 28 ans et vit  toujours avec sa mère au royaume de Java, elle vient de découvrir  qui était son père! Elle devient Garence 28 princesse de Java !

 

Quatre ans plus tard ! la princesse Garence  28 rencontra la fée Tweeter, qui lui redonna  un visage au teint parfumé à la cire d’abeille et parfaitement unique.

Et elle rencontra Marc l’écrivain  du village, et ce fut un  « mariage au premier regard ! »

Lors d’une promenade, elle voulut aller dîner,  elle aperçut un homme au 20 narines promenant son chien à la gueule de cochon  nommé Mamet! Elle hésita un moment et dit : c’est Hésitant !

« Marc protège-moi c’est mon premier fiancé ! »  Mais Hésitant partit au pas tranquille et hésitant vers sa citrouille volante, arrêtée 100 m plus loin par un poulet déplumé pour un contrôle covid 18!

 Ouf ! Il est parti sans me voir ! « J’ai le coup de foudre épouse- moi !. » Sans hésiter un instant, Marc l’épouse et elle devient Garence 29.

Ils vivent heureux  au royaume de Java en dansant la polka du Roi  « Riquita jolie fleur de Java (Riquita une  belle girafe qui fait un clin d’œil) , viens danser, viens danser. » (à suivre)

 

Marc


Garance n’est pas en peine de trouver des amis,  elle a  déjà beaucoup

mais son périple dans la modernité lui donne beaucoup de mal.

Personne ne la comprend ou comprend de travers.

Tant qu’elle se contente de dire oui à tout, tout va bien.

Elle regrette finalement la politique dans laquelle l’a mis le vote des citoyens.

Elle ne participe pas aux débat du conseil communal et se fait manger son petit pouvoir.

Les absents ont toujours tort comme lui répète son entourage.

Que faire en cette année de pandémie pour garder le moral des citoyens ?

Garance vous invite à être inventifs.

 

A vos plumes, elle attend vos projets afin d’être crédible au prochain conseil communal de la cité dite « Verviral » en Absurdie, pays des elfes pas très charmants.

 

A suivre : Ama.


Vivons autrement,

 On croit que notre bonne vieille terre est une planète.

Disons que c’est une boule que nous devons changer. On la change ? OK

A)  le ciel est vert, non pas de couleur, mais de rage.

B)L’herbe est bleu, non pas qu’elle est nouvelle, mais c’est ainsi.

C) Les arbres sont roses, non pas de honte, mais grâce au lapins constipés, qui s’amusent à les peindre.

D) les gens marchent à quatre pattes, non par manque d‘équilibre ,mais pour ne pas tomber.

E) Il n’y a aucun moyen de locomotions. Ils n’ont que des moyens qui laissent à désirer. (ne pas confondre avec le prénom !).

F) La pluie ne tombe pas, elle monte pour former des nuages fluorescents.

G) Les heures ne sont pas longues mais les minutes. Surtout quand on attend quelque chose qui n’existe pas !

Bref : Tout ça est le contraire de l’inverse qui ne peut être différent qu’autrement.

Ne cherchez pas comprendre. Je ne me comprends pas moi-même !

Ben voyons ! Ce texte est destiné à vous donner le plaisir, à vous remonter le moral.

                                                    Roger,  Décembre 2020


Suite de Garance en Absurdie

 

Arrivée devant la mairie du village  « Chieurs aux bois », renommé pour son fameux restaurant « Au doux fumet », Garance fait trois pas en avant, trois pas en arrière, hésite.

La girafe d’un coup de pattes de derrière, l’envoie à l’intérieur de la mairie. 

Un petit homme, dont on ne voit que la tête, dépassant à peine de son bureau, l’attend.  Devant lui se tient, immobile, un géant à la carrure impressionnante.  Masqué, on ne voit que de gros yeux globuleux dont l’un dit merde à l’autre, des oreilles décollées et un seul cheveu raide sur le caillou, en forme de point d’exclamation.  Impressionnée et voyant double, Garance se dit en elle-même « Lequel choisir ?  Et pourquoi pas les deux ? »

Le maire « Minus », faisant des pointes, s’adresse au colosse :

« Voulez-vous prendre pour épouse... »

« Heu, c’est que heu... » répond l’homme. 

Voyant qu’il hésite, Garance, commence lascivement, un striptease coquin, dévoilant ses charmes, tout en chantant «  Déshabillez-moi...Pas trop vite » Conquis, le géant lui murmure à l’oreille : « Oh liebe kleine gazelle ! »

Garance, toujours dévoilée l’interpelle : « Comment t’appelles-tu ? »

Il lui répond solennellement en tendant le bras droit : « Adolf H2, petit-fils d’un peintre célèbre connu pour ses natures mortes. »

Caché dessous son bureau, on entend une petite voix tremblotante :

« Voulez-vous prendre pour épouse... »

Sans attendre la fin de la phrase, Adolf H2 hurle :

« Liebe kleine schatzy. »

Garance se rapprochant de lui, prend sa main velue en disant :

« Je te veux !»

Après l’échange des anneaux, tout en saluant Minus, ils sortent sous une pluie de confettis.  La girafe, conduisant avec ses pattes de derrière une vieille charrette à bras, les emmène vers leur destin.

De retour à Stupidon, Mameth, d’un coup de mâchoire, lui arrache son masque.

Quelle horreur… L’homme a une demi moustache, qui lui cache la moitié de son énorme nez vérolé, l’autre moitié surplombe des dents de crocodile qui vont dans tous les sens !

A cette vue cauchemardesque, Mameth se mange la queue, Garance éclate d’un rire nerveux : « Bon Dieu d’bon sang...dire qu’ils sont deux, on a gagné l’gros lot hein mu p’ti fi. »

 A suivre : Mady 


Eh oui nous voilà arrivés dans notre maison d’été à « Chieur au bois » pour nous reposer après la naissance de Garence 30, un bon gros bébé de deux mois, qui chante déjà le jour et la nuit ,un prodige !  

Qui  prépare Noël et chante le Minuit Chrétien suivi de Papa Noël.

... Encore bien que la grande Girafe est avec nous, elle  fait le baby sitting ! Elle convient très bien, Garence 30 dort en toute sécurité en haut d’un arbre ! Et la girafe nettoie les couches dans la piscine du restaurant « Au doux fumet » d’où s’échappe une odeur de grillon de foie de canard !         Pendant que je téléphone du café à mon major d’homme , un suisse très rigide et très lent ! Ma Garence(28) était enlevée par un géant vert (de la conserverie des pois carottes!) Il avait un masque, pas pour le covid 18 mais parce-qu’ il est très laid ! Il voulait l’épouser, j’ai juste le temps de la récupérer et nous voilà allongés dans le foin, réveillés par Garence30 qui chantait  « Alouette gentille alouette » , de son arbre rose dans le ciel vert. Les heures passent vite ! On n’a pas une minute à nous ! On s’assied dans l’herbe bleu, belle couleur pour la saison et voilà notre fils sur le dos de Mameth et il était déjà tant de prendre la charrette de la girafe pour rentrer au pays de Java  car Jules Ernest, mon major ’homme me prévient que le géant vert, le maire et minus  montaient un coup d’état !

Ha ces « gilets jaunes » quelle plaie! Me Wilmet, mon ministre de l’intérieur envoya la police, ses drones, ses tests à l’entrée de la ville et a instauré un couvre- feu!

Ouf on passera un joyeux Noël avec la brave girafe ! 

Garence 28,29 et 30

 

( à suivre)                              Marc - décembre 2020


Voilà on parle de la terre, on parle de tout, de rien, on vit dans quel monde maintenant !

Ce foutu coronavirus, avant on a eu la peste noire, on a eu la grippe espagnole, on a eu la vache folle, bientôt on aura l’homme fou que dis-je l’homme fou, la femme folle et si on accouple cela ça donnera quoi : mi-homme, mi-femme, mi-bébé…

On ne peut plus se voir, c’est triste, maintenant on fait des économies, plus de resto, plus de ciné, plus de coiffeur mais l’année prochaine on sera tous à notre portefeuille, les familles vont s’agrandir, plus de bébés…

on va devoir changer notre garde-robe !!! 

  

 

FRANÇOISE  décembre 2020


Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se fâche et notre Garance était de cet avis !

Elle qui se sentait comme sortie de la cuve de Jupiler, devait s’y retrouver dans tous ses prétendus époux.

Ils cherchaient tous midi à la bonne heure, ils se proclamaient rois des hôtes de ces bois.

Ces beaux messieurs au ramage menteur et au plumage décrépi, ne faisaient pas le poids dans la hotte de St Antoninus, le patron des oublis.

Tenez-le vous pour frit, dit le poisson pané !

Il y avait au royaume de Garance, des longs, des courts et des pas mûrs.

Apprenez mes bons seigneurs, que tout rageur rit aux dépens de celle qui les écoute…

Garance furieuse et confuse, jura tout à fait  à jeun, qu’on ne l’y prendrait plus.

Elle planta là ses royaumes, ses époux, ses poux, ses chous et ses pommiers fleuris et s’en alla crier au crime chez la Manette, sa voisine.

Adieu veaux monts cochons, cousines, me diras-tu ? N’hésite plus, quel est donc le montant de mes pensions argumentaires?

A suivre… AMA décembre 2020


Garence suite…

C’est Noël.

La Maison est décorée de fils de fer barbelés agrémentés de croix gammées et d’étoiles jaunes. Garence s’active pour les préparatifs de la fête:

A l’apéro ce sera un nectar de toiles d’araignées accompagné de Zakouskis d’épines de cactus sablés,

En entrée, coquilles de noix émincées,

Le plat : râble en ragout de chat farci aux souris des champs cuit à basse température et sauce piquante aux orties de saison,

…et enfin le dessert : bûche en clafoutis de porcelaine de Saxe et bile de foie de morue à la nage et son flan de fesses de grand-mère .

La fête peut commencer !

La girafe (de son petit nom Gafi) amène les plats d’un air martial en claquant des talons sous une musique historique :  « Ah li oh ho ha la bis »

suivi du célèbre « Morpionibus » et du moins célèbre « Gare aux goriiiie»

Afin de mettre de l’ambiance, la nappe  au  couleurs d’Absurdie (noir, jaune et rouge) se reflète sur la crèche où repose le mignon Adolph 1er , qui se balance d’un coin à l’autre poussé par le souffle puissant de deux SS qui l’entourent.

Garence en majorette bat la mesure avec un goupillon entrelardé.

Sur des patins à roulettes Mameth sert un grand cru de vinaigre année 2000 avant Jésus Christ dans des crânes de mammouths.

Adolph H2 en courte culotte de cuir à bretelles (façon bavaroise), se régale et croque à pleine dents «Gut meine gazelle,Prosit !»

Garence regarde ses deux maris attendrie en s’écriant : « Mon dieu quel bonheur d’avoir deux maris ripailleurs ! »

Le jour de l’an, Garence enceinte de neuf jours met au monde un joli bébé à moustache et barbe du nom de Garence 2, tout va béné… Et pourtant…

à suivre….

Mady - Décembre 2020.


Garance 1, Adolf H2 et leur petite-fille, se rendent à leur résidence d’été  « Chilleurs aux  Bois », afin de se reposer après la naissance de Garance 2, un bon gros bébé de deux mois, qui chante toujours le jour et la nuit: un vrai prodige ! Après le « Minuit chrétien » et le « Petit papa Noël », elle enrichit son répertoire par des chansons grivoises, qui font la joie de ses parents.  Les grands-parents ayant décidé de mourir, c’est la grande girafe qui fait du baby-sitting et nettoie les couches dans la cuisine du restaurant : « Aux deux fumets », d’où s’échappe une odeur de grillon de foie de canard, pendant que la petite dort en toute sécurité, en haut d’un arbre rose, sous un ciel vert.

Dans le village, est attendu avec impatience, le pianiste célèbre « Octave Crochu ».

Curieuse d’entendre ce phénomène, Garance se rend au fond du bois où a lieu le récital.  Tous les animaux mélomanes de la forêt sont déjà installés, au sommet des sapins, tête en bas, pour profiter pleinement du spectacle.  Enfin, Octave Crochu, fait son apparition, suivi d’un basset carré. 

Le pianiste a la chevelure « punk », des pieds plats immenses et un nez tellement long, qu’il se trébuche en saluant.

« Cré no di dju », dit-il en patois absurdien.  Se redressant, il enlève son pantalon pour plus d’aisance, se déchausse, enlève ses chaussettes, s’installe sur son basset, les pieds sur le clavier, le nez sur les pédales.  Après avoir fait craquer ses orteils, il entraîne son public en une farandole vertigineuse, les touches du grave à l’aigu, sont truffées d’arpèges, d’accords, de trémolos, de trilles etc.  Les talons, en se croisant résonnent en glissandos spectaculaires.  Comme un danseur étoile, ses orteils font des pointes, des sauts, des entrechats, tandis que la pédale droite respire et la gauche expire, enfin il saute sur le clavier, joue des mains et des pieds, en grattant les cordes avec une pince à cheveux, qu’il tire de son oreille.

Les animaux enthousiasmés agitent leur queue dans tous les sens, Garance est médusée.  Se jetant sur le piano, une odeur nauséabonde l’arrête un instant.  Reprenant son élan, en se bouchant le nez, elle embrasse fougueusement les orteils magiques qui l’ont fait tant vibrer, en criant 

« I love you !» Séduit et Ama-doué, tout en rejetant son nez autour du cou, il l’enlace en s’écriant dans son patois régional : « Qué bè p’ti poyon ! » Ensuite par la force de ses pieds, il l’enlève puis disparaît dans l’espace avec sa proie, suivi de son basset regonflé.

Dans la galaxie, Garance se sent lasse ; six fois par jour, ils jouent « La truite de Schouvert » à quatre pieds.  Octave Crochu ne la laisse pas souffler, elle est épuisée, ses pieds sont « ra pla pla !»

Un peu plus tard, elle rencontre un astronaute qui lui propose de la ramener sur terre. Pour le remercier elle lui offre… sa fleur. Après bien des acrobaties en apesanteur ils parviennent à leur fin.

De son côté Adolph H2 depuis deux mois cherche sa moitié. Tout est mis en œuvre pour la retrouver. Le village entier se mobilise fouillant ciel, terre, lacs et mer dans leurs moindre recoins, implorant sœur Anne… qui ne voit rien venir.

De retour sur terre, Garence ayant pris goût à la chose, collectionne les amants ! Des longs, des courts, des pas mûrs, des poilus, des chauves, des joufflus, des petits vieux, des gars rances ! Mais tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se fâche et notre Garence était de cet avis !

Elle qui se sentait comme sortie de la cuisse de Jupiler, devait s’y retrouver dans tous ses amants.  Ils cherchaient tous midi à la bonne heure, ils se proclamaient rois des hôtes de ces bois, ces beaux messieurs au ramage menteur et au plumage décrépi, ne faisaient pas le poids dans la hotte de St Antonius, le patron des oublis.  « Tenez-le vous pour frit » dit le poisson pané ! « Apprenez mes bons seigneurs, que tout râleur vit aux dépens de celle qui les écoute... »  Garance , furieuse et confuse, jura tout à fait à jeun, qu’on ne l’y prendrait plus.  Elle planta là ses amants, ses époux, ses poux, ses choux et ses pommiers fleuris et s’en alla crier au crime chez la Manette, sa voisine.

« Adieu, veaux, monts, cochons, cousines ! N’hésitons plus… Du balai !

A suivre

 Mady « Noël »