Janvier et février 2021...  Confinement qui continue!!!!


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Graziella et moi

1...2...3…

JE SUIS Â TOI.

4…5...6…

TU ME SOURIS.

7...8….9…

TU ES TOUJOURS NEUVE.

10...11...12…

NOS HEURES SONT DOUCES.

13...14...15…

JE TE FAIS UN CALIN.

16...17...18.

ELLE M’A DIT « OUI ».

19...20...21.

NOUS NE FAISONS PLUS QU’UN.

1...2...3…

JE SUIS A TOI.

                                                                                           Roger Janvier 2021..


De l’adulte à l’enfance.

 

Quand nous voyons notre passé, nous ressentons de la nostalgie.

Avec nos idées, on aimerait revenir en arrière.

Je vais me plonger dans mon passé et j’ai quatre ans.

Je regarde, assis par terre, mon train électrique tourner en rond.

Stop ! Je l’arrête car je veux examiner l’intérieur.

Il y a des enfants qui regardent par la fenêtre.

Oh ! Devenons minuscules pour entrer dans le wagon.

Je connais ses enfants : mes amis d’Ecrit’haut.

Ils sont tous là avec leur quatre ans.   Mon train démarre, mais ne tourne plus en rond..    ......Il va dans mon jardin.

Soudain, il s’envole et le paysage qui s’éloigne nous donne un beau panorama.

Je cherche le contrôleur : y en a pas.       .....Je vais voir le conducteur : y en a pas.

Et notre train continue de monter.    

Soudain, des parachutes s’accrochent  à notre dos pendant que les portes s’ouvrent.

Nous voilà flottant dans les airs pendant que mon petit train retourne dans ma chambre.

Un avion passe. Le temps de lui dire bonjour et il est déjà loin.

Un bel oiseau nous accompagne en nous saluant, puis s’en va.

Quel joli décor vu d’en haut.

Quel joli plafond vu d’en bas étendu sur mon lit.

Levons nous et redevenons hélas, adultes !

 

Roger Janvier 2021.

 

  


 

 

 

CARNAVAL et.... RETROUVAILLE VIRTUELLE AVEC AEI

 

Cette année 2021...pas de carnaval prévu!!!!!

et...comme notre groupe a envie de s'amuser,

Garence... nous invite à organiser un spectacle que nous offrirons à ceux qui le désirent:

une course y est même prévue !

Il y a le choix:  des trottinettes à 2 roues ou à 3 roues,

 pour ceux qui ont moins d'équilibre et des trottinettes électriques pour plus de facilité.

 

Clément et Elisabeth, les spécialistes, aident pour l'organisation.

C'est la répétition générale et chacun a choisi son déguisement.

Roger, avec son costume privilégié a choisi la trottinette électrique qui tire une remorque avec sa belle Diva, suivi de nous tous.

Mady, tout en roulant, fait ses cabrioles, vous la connaissez ...Wouaw !!!!

Et ça crie, et ça rit, Marc et Clément filent suivis de près de Françoise en pleine forme.

Ama, Josiane, notre bel homme et les autres ont choisi la trottinette à 3 roues pour plus de sécurité: Qui va gagner ?  Quelle importance, puisqu'on se marre.

Après la course, spectacle de chant: Marc et Ama en ont choisi des bien rigolos, bien sûr...,

de superbes textes de l'aventure de Garence sont lus avec PLAISIR.

Non, ce n'est pas des ALAF mais ...AEI AEI  AEI

Chacun y donne sa joie son cœur…Un bon gouter est aussi servi par notre spécialiste.

IL y en a qui désirent connaître qui a gagné la course...

Eh bien...c'est la GIRAFE AVEC SERA car elle l'a un peu poussé avec son museau et  devinez...Séra a apprécié  !!!!

 

OUI...EN ABSURDIE...TOUT EST PERMIS   ET   VIVE AEI !!!   

ET SI C'ETAIT VRAI

 

 

Anne Marie qui en rit encore. (01.2021) 


Bilan 2020 

Nos rayons de soleil, Ephram  le 4 janvier, la chambre de la maternité est remplie pour fêter les rois et notre petit roi ! Et Simon en septembre,  une seule visite par jour , Marraine et Mamy, certains cousins et tontons cousines et tatas ne l’ont pas encore vu ! Et oui le 7èm et 8ème petits enfants étaient nés !

Encore bien, papy venait d’avoir un smartphone !

Ainsi sur le net, seul, ou en conférence, à la fête des mères ou à noël . 

Et les fêtes ont été repensées : anniversaire de Mathis dans le jardin ! Et les autres membres de la famille étaient représentés par des playmobil!

La fête des mères, un traiteur a apporté le souper, c’était bon ! Offert par nos enfants !

On avait mis la table avec des assiettes d’Hélène, les couverts de Julia, les bols de Matthieu, les  bougies d’Odyle et Mathis et les photos des quatre familles !

Noêl en famille  fête restreinte chez Marie et Matthieu ! Avec conférence et la même bougie  par famille ! Les cadeaux ont été envoyés à chaque famille mais le partage est différent, on ne déballe pas ensemble !

 Nouveautés et adaptation de nos activités !

Groupe des pensionnés à l’arrêt mais on se téléphone !

Club photo Dison, on envoie les photos mises sur le site et on reçoit un bulletin de vote ! Par le net

évidemment , il manque les échanges!

Atelier d’écriture ! On envoie des textes que l’on met sur le site ,de très beaux textes !

L’histoire de Garence qui vit en Absurdie  nous a permis de nous défouler mais là aussi il manque le contact et l’effet de groupe ! Et les câlins !

Différentes initiatives !

Les applaudissements de 20 heures avec les voisins lors du premier confinement ! Certains échanges ont eu lieu !

Les pierres peintes qui voyagent un peu partout et un site permet de les suivre ! Il y a des artistes ! Des pierres de toute beauté, il y avait des chaînes de pierres et j’ai reconnu les miennes qui avaient bien voyagé !

 Les petits enfants ont évolué différemment avec leurs parents plus souvent à domicile !

On apprend la batterie avec papa ! Crée une crèche en pierre peinte, puzzle, jeux de société, on joue en famille ! Fabrication d’un bateau  pirate !

Mais il manque le basket ! le théâtre ! la piscine ! les entraînements et matches de foot pour notre vedette ! Et les cours et stages ! Les ados sont un peu découragés !

Il y a une série d’ASBL ou de privés qui ont réalisé de belles choses : concerts dans les maisons de repos ! Des élévateurs pour voir sa famille par la fenêtre !  Faire les courses ou livrer des repas aux isolés .

 Bref une année pas si mauvaise que ça !

Mais nous sommes un peu privilégiés évidemment !

Ceux qui sont privés de travail, qui chôment ou sont malades , ont un autre point de vue !

 

                                                                       Marc janvier 2021


Qu’est devenue la jeune Garence, au très joli surnom de « Gaga ».

Elle vient d’apprendre, par Minus le maire que son père n’est pas son père et que son père ne le sait pas.

Il serait en fait le petit fils de la tante Babette qui est la marraine de l’oncle Sam, lui même le neveu de la fille du cousin germain de sa sœur et qu’il est le demi frère du beau fils de sa femme .

Gaga se lance à sa recherche. « Papa où t’es papa où t’es .»

Elle apprend encore, qu’il est descendant en troisième noce du baron de la Jarretière lui même arrière arrière petit fils de la tante Babette et le parrain du comte de monté Christo, apparenté au Seigneur des agneaux.

Après ces indications claires, elle va retrouver facilement son géniteur. Lui téléphonant pour lui apprendre la bonne nouvelle, il lui reclappe le téléphone après avoir dit sèchement « tu n’est pas ma fille .»

Dix ans plus tard , forcé de se soumettre à un test ADN, il est bien obligé de la reconnaître.

Le rendez-vous pris, marié et père de trois enfants, il lui raconte comment il a connu sa mère :

Un jour qu’il se rendait chez l’oncle Sam, il aperçut Garence à Slupidon, un seul éclair suffit à allumer les feux de la passion et ils ont soufflé la chandelle. Entretemps elle s’était mariée  à l’affreux Adolph H2 ; il l’avait perdue à jamais .

« Enchantée d’avoir fait votre connaissance »

« Moi de même lui dit il en lui serrant la pince. »

Après ses joyeuses retrouvailles, Gaga se dit qu’il était temps de retrouver sa mère.

La girafe sachant savoir, s’arma sagement de sagacité. « Ta mère est à St Jacques de Compostelle .»

« Que fait elle là ? »

« Elle est la bobonne du curé .»

«  La quoi ? »

«  Heu la bonne du  curé .».

Gaga chausse ses patins, en un temps record elle arrive à St Jacques à la pleine lune ; elle n’en croit pas ses mirettes. Sa mère et le curé sont joue contre joue, sans chemise sans pantalon dansant  la polka du roi derrière l’église .

« Oh maman, maman tu es tombée sur la tête ? »

« Tu es donc ma fille ? »

Gaga lui dit que son père n’est pas son père. Son père est le petit fils de la tante Babette et que l’onc…

«  Je sais, je sais, j’ai rencontré ton père à la foire aux cochons. Il m’a plus, je lui ait plu, nous nous sommes plu. Tout, tout, tout, je te dirais tout sur le … et puis je ne sait plus… » « Nous savons tout, que mon père est le petit fils  enfin on sait tout ! »

 Garence tournant  les talons, d’un air entendu se mit à tousser, puis tourbillonna comme une toupie. Ayant le tournis elle atterrit dans un buisson touffu, puis tout de suite se releva en injuriant le tout puissant. Toutefois  se retournant tout de suite, toucha sa tête en s’écriant. «  Tout va bien, viens ma jolie, retournons au pays, j’en ai ras le bol de partager la louche avec ce cul terreux, assez de ses Trump...peries sempiternelles, assez de résister à Satan à ses pompes et à ses œuvres »

Gaga enfourcha ses patins, prit sa mère sur son dos et sans attendre prit son envol sans s’arrêter pour admirer le paysage.

Stupidon avait bien changé...mais ceci est une autre histoire, suite au prochain numéro !

 

A bientôt pour de nouvelles élucubrations ; Bisous bisous

 

 

Mady Janvier 2021 


Furieux Adolph H.2 menace Garance de lui supprimer ses allocations parlementaires.

Cathéroïquement, elle l’assure que « Capri c’est bien fini ! »

Pour la punir, il l’envoie dans le couvent des sœurs de «L’immaculée conversion » afin d’expédier ses péchés.

La mère inférieure l’introduit dans une cellule et lui offre un baiser colombien. (tradition de bienvenue datant du premier siècle après Jésus-Christ)

« Mmm...quel délicieux chewing gym à la langue de chat » se dit Garance.

Après ces amuse-bouche, on entend les sœurs chanter «  Dominique, nique nique ».  Tous deux se joignent au groupe et entament le psaume XIV-XVIII à la poire de Dieu. »

Trou lala, trou lala, troula la lère, suivi d’un « chant salé »,

« Qui aura le boudin ? Le boudin ma chère ». 

Ensuite, elles s’accouplent pour un tango rénové, tandis que la mère et Garance se tapent les cuisses ; soudain la floche tonne ; jouant à qui la poële, tout excitées, elles entrent dans la cantine et prennent leur gamelle, contenant un quignon de pain radin, un bout de caprice des dieux et deux pets de nonne.

On attend avec anxiété la visite du « Père Vert » qui doit les confesser.

C’est un petit homme sec comme une baguette, à l’allure légionnaire.  Il donne à chacune une pénitence acceptée avec Foi : Boire de l’eau bénite avec modération et chanter le « Petit bitu » trois fois avant les repas. 

Voilà deux mois que Garance est enfermée au couvent, elle rêve d’évasion.  Profitant de la fête de Saintt Glinglin, célébrée par l’abbé Mol, elle se cache derrière la porte de la sacristie et pendant que l’abbé se prépare derrière un paravent chinois, tout en soulevant ses cottes, elle escalade le smur et appelle un taxi.

Quelle n’est pas sa surprise de voir la girafe au volant.  Prenant des nouvelles, elle apprend qu’Adolf H 2 a mis les voiles et qu’elle est seule à subvenir aux besoins de la petite.

« Quel âge a-t-elle ? », lui demande Garance.

« Elle a trente-deux ans », lui répond-t-elle.

«  Oufti, on n’arrête pas le progrès, et Mameth ? »

Il dort dans le coffre sur une peau de mouton, et où allez-vous ? »

« A  St Jacques de Compostelle. »

« Je vous arrête où ? »

« A houtsi plou .»

« Nous y voilà. »

Après lui avoir souhaité de sincères vœux de bonne conduite et se souvenant qu’elle a une fille, en bonne mère, elle lui fait remettre son bonjour.

En chemin, tout n’est pas rose ; elle croise des gens pressés qui lui passent entre les jambes, des mendiants, des cons, des vagabonds, des dingos, des bigots, des frelons, des repris de justice, qui lui piquent son maigre baluchon.  Dépouillée, elle arrive enfin à l’église où prêche le curé Tréci, qui tout en psalmodiant, se gratte le postérieur, laissant échapper un chapelet de pétarades musicales. 

Harassée, Garance saute dans le bénitier se trouvant dans les bras de Morphée. 

Le curé Tréci qui est dur de la feuille, continue son monologue, plongeant l’assistance dans un sommeil profond et qui ronfle si fort, qu’un gendarme, petit, nerveux et plein de tics, attiré par le bruit, claque la porte et fusil au poing, hurle :  « Que personne ne bouge ! »  Réveillée en sursaut, l’assemblée s’étire en baillant, mains en l’air.

Soudain, un violent courant d’air propulse le gendarme, qui atterrit sur le malheureux curé.  Entre alors un moine grassouillet titubant, et qui d’une voix pâteuse chante :

« Ah les p’tit femmes, les p’tit femmes de Paris... »

A toute volée il reçoit un vigoureux coup de pied dans ses bijoux de famille, poursuivant sa chanson et tout heureux d’avoir retrouvé sa voix aigüe d’enfant de cœur, il reprend :

« C’est à boire, à boire, à boire, c’est à boire qu’il me faut .»

Charmé, tout le monde applaudit :  « encore, encore...»

Le curé toujours dans les étoiles, chante « Au ciel, au ciel, au ciel, j’irai le voir un jour . »

Quant au gendarme, faisant virevolter son arme, s’en retourne près de sa chère Brigitte.

Garance imprégnée d’eau bénite, sort de son berceau, compatissant, le curé lui offre l’hospitalité.

Sans ressources, elle lui propose ses services.

« Avec joie ! Ma femme heu ma bonne m’a claqué la porte au nez.

Heureuse Garance après un rapide inventaire, chante tout en se séchant : « Dieu me pardonne, j’fais des bêtises derrière l’église…

Ca me donne des idées, j’suis la bonne du curé ! »

 

 

A suivre Mady  20.01.2021


La nature qui parle.

 

Il y a devant ma fenêtre, à 100 m, un arbre.

Il ne bouge seulement que quand le vent passe.

Sinon, une momie, il reste immobile.

Me voit-il ou pas ? Tel est la question. Et , comme tous les jours, j’y pense et puis j’oublie.

Ce matin de printemps, je suis allé le trouver.

- Bonjour, arbre.

- Bonjour, humain.

Mon dieu il m’a parlé. Voilà qu’il m’informe.

«  Vois tous ces oiseaux qui chantent, mes branches pleines de vie, mon tronc bien rond et bien haut. Écoute les bruits de la nature et du monde qui bouge. »

Tout ce qu’il dit est juste, mais est-ce tous les jours qu’un arbre parle ?

A côté de lui un banc qui m’invite à m’asseoir..

Voyons ce qui va arriver.

Par enchantement, mes oreilles perçoivent des cris et des rires d’enfants.

Plus près, ma voisine qui chante une berceuse à son bébé.

Je sens le parfum des fleurs pendant qu’une petite bise caresse mon visage.

Je vois deux écureuils qui me regardent étonnés, puis s’évanouissent dans mon arbre en tourbillonnant autour de son tronc.

Il m’a semblé que l’arbre m’a fait un clin d’œil.

Pas de doute, la nature me parle.

 

Roger 20 janvier 2021